Slimane Azem
Slimane Azem ou le symbole de
l'exil et de l'exilé
Tizi-ouzou,
29 jan 2009 (bms)- La commémoration de la mort de Slimane Azem,
véritable symbole à la fois de l'exil au sens politique et
de l'exilé au sens de l'émigré, il y a 26 ans n'a
pas donné lieu à une quelconque grande activité cette
année en Kabylie.
Seul quelques journaux l'ont évoqué
comme la Dépêche de Kabylie et l'Expression.
Un entretien-hommage et témoignage
de Kamal Hamadi sur Slimane Azem à l'émission de Kamal Tarwiht
sur Berbère Télévision (BRTV) a révélé
recemment bien des choses. Il s'agissait d'un document historique pour
les générations futures sur plusieurs plans et pas seulement
sur ce grand Monsieur de la chanson et de la vie de tous les jours qu'est
le digne fils d'Agouni Gueghrane décédé le 28 janvier
1983 en exil loin du pays que nul autre n'a pu aimer et chérir mieux
que lui (Lire l'article).
Né le 19 Septembre
1918 à Agouni Gueghrane, Slimane Azem comme tous les chanteurs
Kabyles s'initiera à la guitare seul . En 1937 il part à
Londres ou il travaille dans une scierie puis il deviendra aide électricien
au métro Parisien.
Ensuite après avoir été
libéré en 1945 de la prison allemande, il gérera un
café à Paris.
Sur le plan artistique, il sort son
premier tube "Amuh Amuh Ekerr matsadudh annuh". Depuis il ira d'un
succès à un autre avec un style qui allie la sage parole
populaire et la dérision.
Effegh ayajrad tamurtiw (criquets sors
de mon pays), amuhand ukaci namoh naali amoh naamar, chraa lhiwa, thamziw
thruh dakarfi, awin yellan delafahem, eziniyi thlatha yaqjan et bien d'autres
titres formeront son oeuvre appréciée de nos jours.
Son penchant vers la dérision va jusqu'à
produire des sketchs avec chansons en compagnie de Cheikh Noureddine.
Il vivra exilé de son pays et
mourra en exilé le 28 janvier 1983 et restera enterré à
ce jour en France.
(*) Page revue avec des précisions
de Akli Baguenane- Grand merci Akli-
akli99@yahoo.com)
Belkacemi
Mohand Said
Kabylie.unblog.fr
Information libre de tout droit