Algérie- presse
El Watan étend son réseau
à Tizi-ouzou pour ne rien rater de ce qui se passe en Kabylie
Tizi-ouzou,
24 fév 2009 (bms)- Le bureau de
Tizi-ouzou du journal indépendant El Watan a étendu son réseau
en quelques années pour ne rien rater de ce qui se passe en Kabylie.
Il est passé d'un simple local au quartier Les corbeaux (face à
l'ex-souk) où travaillaient deux correspondants locaux à
celui d'une coordination constituée de six journalistes permanents
et de 20 correspondants locaux (payés à la pige).
L'évolution est de
taille lorsqu'on saura que cette coordination, qui a élu domicile
au centre ville de Tizi-ouzou, chapeaute également aujourd'hui les
wilayas de Bouira (3 journalistes) et Boumerdes (2 journalistes). A ceux-ci
s'ajoutent 5 journalistes conventionnés (contrats). La Wilaya de
Béjaia qui ne dépend pas de Tizi-ouzou emploie trois journalistes
et une vingtaine de correspondants locaux.
Cette évolution
en personnel s'est répercutée sur le plan de la production
de l'information puisque la coordination assure à partir à
partir de Tizi-ouzou, avec l'aide de deux infographes et en toute autonomie,
la réalisation de trois pages d'informations générales
à caractère local sous la rubrique dite ''Kabylie Info'',
et une page sportive paraissant chaque samedi et qui s'intéresse
à l'activité des équipes sportives locales. Ces pages
n'apparaissent pas au niveau national mais dans l'édition du centre.
Il en est de même pour les éditions de l'ouest et de l'est
qui n'apparaissent pas dans celle du centre. Vous pouvez les retrouver
toutes sur le site internet du journal (http://www.elwatan.com/).
M. Said Gada, le coordinateur
de cette rédaction est visiblement satisfait de la façon
avec laquelle toute cette équipe réagit à l'actualité
et à laquelle rien n'échappe des faits et gestes qui se produisent
dans ces wilayas qu'elle couvre.
''La gestion de l'information
recueillie est exploitée en fonction de son intérêt.
Si l'intérêt de l'information est purement local celle-ci
sera publiée dans les pages locales mais si elle a une portée
nationale elle pourra figurer à la une du journal. Ce qui s'est
déjà produit à plusieurs reprises'', a expliqué
M. Gada. Il arrive aussi que la médiatisation d'une question dans
les pages locales évolue pour qu'elle soit traitée dans les
pages nationales si le problème soulevé s'acctentue, selon
M. Gada..
Le signe d'une activité
dans cette coordination apparaissait à travers les sollicitations
par téléphone fixe et par mobile qui ne cessaient de sonner
pendant l'entretien que nous a accordé M. Gada..
Du
recueil de l'information ...
Si El Watan a évolué
au niveau local, les sources d'informations restent accrochées à
leurs ''mœurs'' puisque pour obtenir une information tout passe encore
par les seuls directeurs des structures officielles, selon M.Gada qui regrette
que l'absence de cellules de communication ou de chargés de presse,
qui puissent répondre à temps aux interrogations des journalistes,
ait des incidences sur la qualité de l'information livrée
au lecteur... au citoyen.
L'existence d'une cellule
de communication à la Wilaya n'a pas été d'un grand
apport pour les journalistes, selon M. Gada. Celle-ci ne fait qu'aviser
des sorties officielles aux fins de couverture alors que le site internet
de la Wilaya n'est pas souvent actualisé. Par contre la cellule
de communication à la sûreté de Wilaya de Tizi-ouzou
répond mieux aux questions qui lui sont soulevées. ''Il arrive
qu'elle ne réponde pas à certaines questions mais elle est
là en accueillant le journaliste à tout moment. Ce qui n'est
pas le cas des autres directions de la Wilaya où en l'absence du
directeur personne ne peut vous renseigner en quoi que ce soit'', a indiqué
M.Gada.
L'absence de réponses
des sources concernées rend l'information incomplète et parfois
problématique puisque lorsqu'on se suffit des données obtenues
et il faut s'attendre une fois publiées à des réactions,
des mises au point, des précisons ou des démentis.
Fort heureusement, les journalistes d'El Watan au niveau de Tizi-ouzou
ont échappé à ce jour à des poursuites pour
diffamation comme c'est courant ailleurs.
....
et de l'écoute des citoyens
Le bureau de Tizi-ouzou possède
en le public une autre source d'information et des non négligeable.
Il reçoit une dizaine de personnes par jour qui viennent exposer
des situations parfois personnelles et parfois d'intérêt public.
''On écoute les gens qui viennent. Si leur doléances sont
publiables on les prend en charge en s'intéressant au sujet soulevé
en chargeant même un journaliste de faire une enquête complémentaire
sur place, sinon soit elles prennent le chemin du courrier des lecteurs
soit on explique à la personne concernée les institutions
auxquelles elle devrait s'adresser''.
M. Gada a tenu a souligner
le strict respect du journal à ses journalistes en veillant à
ce que leur crédibilité ne soit pas entachée. ''Un
correspondant peut signer un article à la une du journal si l'intérêt
de l'information qu'il rapporte le nécessite'', a tenu à
signaler M. Gada qui a fait état dans le même esprit de visites
à Tizi-ouzou du directeur du journal, M. Omar Belhouchet, au cours
desquels les journalistes et les correspondants locaux le rencontrent et
discutent avec lui de leur métier. ''Ce genre de visite est
rassurant pour les journalistes''.
Le journal El Watan a investi
également dans la formation en organisant des stages aux journalistes
et correspondants locaux. Tizi-ouzou avait accueilli un de ces stages l'année
dernière.
Le bureau de Tizi-ouzou
accueille par ailleurs chaque année une quinzaine d'étudiants
en fin d'études pour des stages pratiques, a indiqué M. Gada
dont le journal a l'ambition de ''grandir'' davantage à Tizi-ouzou
mais reste freiné pour l'heure par l'absence de locaux adéquats.
M. Gada a fait état
enfin d'une bonne ambiance de travail dans la coordination qu'il dirige.
Les journalistes sont globalement satisfaits. Sur le plan salarial, les
journalistes d'El Watan sont à un niveau meilleur que les autres
journaux sauf pour l'un d'eux, selon M. Gada.''On n'a pas toujours ce qu'on
veut ... mais le journaliste a toujours l'occasion de négocier son
salaire s'il a des arguments à faire valoir'', a-t-il indiqué.
El
Watan donne l'exemple...
Il y a lieu de souligner enfin
la spontanéité de M. Gada à répondre aux questions
qui lui étaient posées y compris pour celle ''qui tue'' liée
au salaires des journalistes qui dénote de l'existence d'une politique
de transparence à El Watan qu'on ne trouverait pas nécessairement
chez d'autres y compris dans la presse.
Belkacemi
Mohand Said
Kabylie.unblog.fr
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